La nature e(s)t notre bien-être
La nature est-elle accessible à tous ?
Derrière cette lapalissade, ce cache un réel enjeu du dehors et de la nature. Après la lecture d’un article de cette même question, Ce n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît Pour reprendre des éléments de langage d’Aurélien Barrau, l’artificialisation des sols, une diversité des espèces qui décroit et globalement à la disparation des espaces naturels renforce cette idée qu’effectivement, peut-être, l’accès à la nature n’est pas pour tous. Mais qu’est-ce à dire que chacun d’entre nous n’aurait pas accès à la nature ?
La nature un lieu d’apprentissage du sensible
Or, penser que chacun d’entre nous n’aurait pas réellement accès à la nature, ce n’est pas seulement déplorer une absence de forêts ou de champs. C’est comprendre que l’accès au vivant — tel qu’il se donne sans filtre ni écran — se joue dans notre capacité à être présents, à s’immerger, à créer des expériences sensibles et libres avec l’extérieur, et donc à construire des lieux, des temps, des façons d’être où la nature n’est pas seulement un décor, mais un partenaire d’apprentissage et de vie.
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Une nature pour tous
C’est précisément dans cet esprit que s’inscrit le Club Nature BONZAI. Plus qu’un simple centre de loisirs en plein air, il est une réponse concrète à la question de l’accès à la nature. À la ferme Baudonne, à Tarnos, dans un environnement véritablement naturel, les enfants ne sont pas seulement amenés dehors — ils vivent dehors. Tout y est pensé pour que l’expérience ne soit pas une activité prescrite, mais un espace de liberté : les activités ne sont pas programmées à l’avance, les enfants peuvent choisir, explorer, s’ennuyer, rêver, ressentir. Une séance de jeu dans la terre peut être aussi riche qu’un atelier structuré.
Cette approche renouvelle notre rapport à l’environnement. En refusant une logique de consommation — de faire pour valider — BONZAI valorise l’élan spontané, la contemplation, l’interaction directe avec le vivant, dans toute sa diversité et sa complexité. C’est un positionnement éthique : loin d’être un simple loisir, l’expérience du dehors devient un lieu d’émancipation, un espace où l’enfant — et par extension chaque participant — développe sa sensibilité écologique et sociale, son respect du vivant et sa capacité à habiter le monde avec conscience.
Tous dehors !!!
Ainsi, l’enjeu n’est pas seulement que « tout le monde puisse aller dans la nature », mais que la nature redevienne un espace d’appartenance pour tous, un lieu de découvertes, d’expériences libres, de constructions et d’intimité avec le monde vivant — quel que soit l’âge, la condition ou l’origine sociale. Cela demande des structures, des lieux, des pratiques, mais aussi une culture — celle que des collectifs comme le Club Nature BONZAI essaient de promouvoir chaque jour : un accès à la nature qui soit inclusif, respectueux, et profondément humain.